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Maladies parasitaires et vectorielles

Un réseau dans le programme "Développement et environnement"

Paludisme en Mauritanie

Le Paludisme en Mauritanie : quelques repères de la situation épidémiologique actuelles. Ould El Attighe M(1)., Ould Kharchi A(1)., Mesli M. F. (2) (1).Bureau du Paludisme, Nouakchott, Mauritanie (2).Laboratoire de Biostatistique, Faculté de Médecine Oran, Algérie

Le paludisme constitue un problème majeur de santé publique en. Il représente 18 % des consultations externes dans les formations sanitaires nationales. Il occupe le troisième rang des consultations externes après les infections respiratoires aigues (IRA) et les maladies diarrhéiques mais le premier motif de consultation dans dix wilayas (régions) sur les treize que compte le pays (Rapport non publié du PNLP, 2002). En moyenne, chaque année on enregistre entre 250 et 300 000 cas avec parfois des épidémies très meurtrières. La létalité est peu documentée, elle serait comprise entre 1 et 3%. Le paludisme est responsable de 60 % des hospitalisations pendants la saison de forte transmission. La saison de forte transmission étant au maximum de 5 mois la prémunition n’est presque jamais acquise ce qui fait que toutes les tranches d’âges sont touchées par le paludisme grave en Mauritanie. Le Plasmodium Falciparum est le plus fréquent soit 80 à 90% des formes diagnostiquées. Le Plasmodium Malariae vient en seconde position avec 10%, le Vivax 3% et moins de 1% l’Ovale (0.1%). Le vecteur est l’Anophèle Gambiae ; ils présentent une résistance comprise entre 2,2 et 4,5%

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Pour faire face à cette maladie très grave, le Département de la Santé a mis en place un Programme National de Lutte contre le Paludisme. Les objectifs de la lutte antipaludique en Mauritanie sont la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme ainsi que les répercussions économiques de cette maladie. Pour l’atteinte de ces objectifs, le Programme National de Lutte contre le Paludisme en collaboration avec ses partenaires, a mis en œuvre des stratégies de lutte antipaludique depuis 1997. Parmi ces stratégies, la prise en charge correcte et précoce des cas de paludisme occupe une place très importante. Les mesures d’accompagnement de cette stratégie tels que la formation et le recyclage du personnel (prescripteurs et de laboratoires) la disponibilité des médicaments et des consommables de laboratoire ont aussi été réalisées. Malgré toutes ses mesures, les évaluations faites 6 mois et 2 ans après le début de la phase accélérée de lutte antipaludique ont montré des faiblesses dans la qualité de cette prise en charge au niveau national et surtout au niveau des Hôpitaux régionaux qui constituent le niveau de référence au niveau régional et départemental. Les facteurs responsables de cette faiblesse de la qualité de la prise en charge seraient les faibles connaissances du personnel sur la prise en charge du paludisme, la qualité du diagnostic, la disponibilité des médicaments et des consommables de laboratoires, la qualité de la prescription médicamenteuse pour le traitement du paludisme et la disponibilité des malades à payer leurs traitements et analyses.

 
   
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31 janvier 2009